Aeternam Magica

Sur les traces de Viea

Les événements suivants se sont déroulés à l’occasion du dernier Tribunal de Provence.

Les personnages sont approchés par Marcus Minor ex Flambeau et Icarius ex Bonisagus, tous deux de Castra Solis. Ils ont pour projet de mener une expédition sur les traces de Bonisagus.

Ce qu’ils savent:
A l’aube du VIIIème siècle, deux sorcières de Thessalie, les sœurs jumelles Trianoma et Viea, descendantes d’une longue lignée de puissantes sorcières telles Circé et Médée, vivaient sur les terres de leurs ancêtres. La Thessalie est célèbre pour ses puissantes sorcières, et Trianoma et sa sœur jumelle n’étaient pas exception. Elles furent initiées à la magie par leur nourrice, apprenant les malédictions et les incantations comme des comptines pour enfants. Trianoma était également bénie par des visions, des présages étranges qui l’intriguaient et l’effrayaient. Elle comprenait rarement la signification cachée de ces visions, et se fiait aux interprétations de sa sœur, très douée en la matière, pour leur donner un sens.
Une nuit Trianoma fit un terrible cauchemar. Elle et sa sœur s’affrontaient, entourées d’un anneau ardent de feu, tandis qu’un puissant mage se tenait proche et les observait. Le cauchemar prit fin alors que Trianoma assassinait sa sœur. Viea interpréta cela comme le signe que le mage en question finirait par détruire les deux sœurs et le monde, et que leur seul recours était de tuer ce mage avant que cette vision n’advienne.

Les sœurs débutèrent alors une quête épique pour retrouver le mage, voyageant au-delà des limites de l’Ethiopie jusqu’aux limites même du monde. Elles découvrirent un temple des Hespérides, gardé par une prêtresse Massylienne, et dans lequel dormait un dragon. Elles réveillèrent le dragon et lui offrirent des sacrifices en échange d’éléments de sagesse au sujet de leur quête. Le dragon dit aux deux femmes de marcher dans les Alpes enneigées et de trouver une ancienne grotte et son occupant oublié.
Un an plus tard, Trianoma et sa sœur Viea découvrirent Bonisagus dans la cachette qu’il avait aménagée pour se retirer du monde et travailler à sa Théorie Magique. Suivant le conseil de Viea, les deux sœurs attaquèrent immédiatement, leurs longs cheveux déliés et entremêlés avec des serpents toxiques. Les incantations de Trianoma et les flèches enchantées de Viea échouèrent cependant à percer la protection magique de Bonisagus, et le Fondateur parvint à rapidement défaire les deux sœurs, qui ne s’attendaient pas à une telle protection magique.

Bonisagus les emprisonna dans un cercle magique, les menaçant d’esclavage si elles ne lui enseignaient pas leurs chants magiques. Viea rejetta l’offre, mais Trianoma accepta, pour mieux pouvoir le tromper.
La Théorie Magique de Bonisagus, à moitié élaborée, n’en était qu’à ses balbutiements pratiques, et il put aisément y incorporer les spécificités de la magie des deux sœurs. Alors qu’il complétait sa théorie, il l’enseigna aux deux sœurs. Partager ses secrets magiques modifia la relation qu’entrenait le mage et les deux sorcières, en particulier pour Trianoma. Plutôt qu’une menace, il semblait davantage être un homme bon, généreux et ouvert.

Alors qu’il apprenait leurs sortilèges, Bonisagus enseigna aux deux femmes des formules simples, développées dans son nouveau système de magie. Néanmoins, les deux soeurs convoitaient le secret de la Parma Magica. Alors que l’ardeur à l’étude de Trianoma croissait et que ses liens avec Bonisagus se renforçaient, Viea en conçu de la jalousie. Les sœurs se disputèrent, et après une querelle particulièrement violente, Viea s’enfuit de la grotte, disparaissant dans la nuit avec plusieurs des ouvrages de Bonisagus. Des pans complets de sa théorie ou des travaux en cours, un savoir inestimable.

Le magus était furieux, mais Trianoma lui interdit de chercher à se venger. Elle se souvenait en effet du rêve qui avait débuté sa quête. Elle pensait que traquer sa sœur aboutirait à précipiter la fin du monde des magiciens. Au lieu de cela, elle fit usage du vol de sa sœur pour suggérer un nouvel ordre de magiciens, ou le vol et le meurtre ne seraient plus nécessaires. Bonisagus hésitait fortement, mais Trianoma lui dépeignit une société de magiciens telle que le monde n’en avait encore jamais vu.

Il acquisca et la prit comme son apprentie, débutant véritablement son entrainement. En l’espace d’un an, elle avait appris la Théorie Magique et la Parma Magica.

La légende veut que Bonisagus et Trianoma conçurent un fils à cette période. Le mélange de leurs deux lignées magique produisit un garçon étrange, au Don puissant, mais psychologiquement instable. A l’âge de 5 ans, la rumeur dit qu’il s’enfuit dans la nuit, résistant aux efforts de ses parents pour le retrouver. Certains disent que c’est la raison pour laquelle Bonisagus quitta sa grotte pour partir s’installer dans la Forêt Noire. La grotte ne fut jamais retrouvée.

Quoiqu’il en soit, Bonisagus, épaulé par Trianoma, créa l’Ordre d’Hermes après que la magicienne ait rassemblé 11 des plus puissants mages de l’époque.

Le temps passa, Bonisagus forma des dizaines d’apprentis et l’Ordre commença à prospérer.
Toutefois, l’enthousiasme de Bonisagus commença à s’amenuiser alors qu’il s’avançait en âge. Notamment, lorsqu’il fut contraint de marcher sur Jovius, son dernier apprenti, et de l’exécuter, quelque chose s’éteignit en lui. Il ne prit plus d’apprentis par la suite, et restait souvent à ruminer dans son laboratoire. Nous avons retrouvé quelques notes de sa main dans la bibliothèque de Durenmar, où il regrettait le vol de plusieurs de ses ouvrages par Viea. D’après ces notes, les ouvrages en question recelaient des informations, des éléments issus de magies antiques, des sujets de recherche, des théories à moitié développées, qui aurait pu lever un grand nombre des limites de la Théorie Magique. Sans ses ouvrages, il ne lui était plus possible de recommencer les recherches sur ces sujets, les sources d’Insight ayant disparu avec les volumes.

Nous savons que Bonisagus fut présent lors du Grand Tribunal de 817, ainsi qu’à celui de 832. Trianoma partagea à cette occasion un souper avec son ancien professeur. Après le souper, elle se retira dans sa suite personnelle et s’éteignit dans son sommeil.
La mort de Trianoma porta un autre coup puissant à Bonisagus, qui se retira des affaires de l’Ordre. La dernière fois qu’il fut vu, en 836, il était à la réunion du Tribunal de Thebes, recrutant de jeunes magi pour une mission secrète. L’Ordre d’Hermes ne devait plus jamais le revoir…

Mais c’est là que les théories et les hypothèses surgissent. Certaines hypothèses laissent penser que Trianoma ne mourut pas de mort naturelle mais qu’elle se donna la mort pour parachever un antique rituel, qui devait permettre l’accroissement durable de l’aura magique de Durenmar. Cela pourrait expliquer pourquoi de nombreux magi au cours de l’histoire ont prétendu avoir vu le fantôme de la maga à proximité de son ancienne tour à Durenmar. Mais là n’est pas leur sujet.
Plusieurs membres de l’Ordre d’Hermes ont émis l’hypothèse que le fondateur pouvait, au crépuscule de sa vie et après la mort de Trianoma, avoir cherché à retrouver Viea et surtout les précieux volumes perdus.
Viea était une Thessalienne, et le fait que le dernier lieu où Bonisagus fut vu était au Tribunal de Thèbes constitue, ils le pensent, davantage qu’une coïncidence.

Marcus Minor et Icarius pensent donc que l’expédition de Bonisagus avait probablement pour première destination la Grèce. Ils sont bien conscients que les pistes sont très minces, mais ils ont pour projet d’une part de consulter les archives du Tribunal, sur l’ile de Delos. Ils pourraient peut-être en apprendre davantage sur le passage de Bonisagus, notamment les noms de ceux qu’il a pu recruter.
Ils envisagent ensuite, si la piste de Delos est insuffisante, consulter l’Oracle de Delphes et les Sybilles en espérant y obtenir davantage d’informations.

Toutefois, ils ne sont pas familiers de ce genre de voyage, ils ne parlent pas la langue, etc.
Mais ils savent qu’Aeternam Magica a une plus grande habitude des expéditions de ce type. Certains de ses membres ont voyagé vers l’Est lors de la 4ème croisade, d’autres viennent du Tribunal de Thèbes, etc.
Dès lors, au nom des liens qui unissent les deux Alliances (sous-entendu: au nom de la dette qu’a Aeternam Magica envers Castra Solis), ils sollicitent les magi d’Aeternam Magica pour une aide significative dans cette entreprise.

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Tristelune Icewing59

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